Les organisations doivent aujourd’hui identifier les risques psychosociaux (RPS) en entreprise afin de protéger la santé psychologique des travailleurs et de respecter leurs obligations en santé et sécurité du travail.
De plus, avec les changements introduits par la LMRSST, les employeurs doivent désormais identifier, analyser et prévenir les risques psychosociaux au même titre que les autres risques professionnels. Dans ce contexte, ils peuvent notamment s’appuyer sur des formations spécialisées en gestion des risques psychosociaux afin de sensibiliser les gestionnaires et les équipes aux bonnes pratiques de prévention. Ainsi, ces initiatives contribuent à instaurer un environnement de travail plus sain et à renforcer la culture de prévention au sein de l’organisation.
En savoir plus sur les obligations des employeurs concernant les RPS au Québec en 2026
Qu’est-ce que la gestion des risques psychosociaux (RPS) en entreprise?
La gestion des risques psychosociaux (RPS) vise notamment à identifier les risques psychosociaux en entreprise afin de prévenir leurs impacts sur la santé psychologique des travailleurs.
Comment identifier les risques psychosociaux (RPS) en entreprise au Québec?
Dresser le portrait de l’entreprise et identifier les RPS
Identifier les facteurs de risque constitue une première étape essentielle pour prévenir les risques psychosociaux en entreprise et, par conséquent, pour cibler les situations à risque. Concrètement, cette démarche permet notamment de:
- Repérer les situations problématiques
- Identifier les facteurs organisationnels pouvant affecter la santé psychologique
- Évaluer les pratiques déjà en place dans l’organisation.
Par ailleurs, l’identification des risques psychosociaux (RPS) peut s’appuyer sur plusieurs sources d’information, notamment:
- Des questionnaires ou sondages auprès des travailleurs
- Des groupes de discussion ou des entrevues
- L’analyse de données organisationnelles (absentéisme, roulement, conflits)
- Les discussions au comité de santé et sécurité
- L’analyse des situations signalées dans le milieu de travail.
En complément, cette étape permet également de documenter:
- Les indicateurs liés aux risques psychosociaux (RPS)
- Les pratiques organisationnelles favorables à la santé psychologique
- Les mesures de prévention déjà en place dans l’entreprise.
En définitive, l’objectif est d’obtenir une vision réaliste de la situation afin de déterminer les actions prioritaires.
L’identification des risques psychosociaux (RPS) peut être facilitée par des outils d’évaluation et un accompagnement en gestion des risques psychosociaux, permettant aux organisations de mieux comprendre les facteurs organisationnels qui influencent la santé psychologique des travailleurs.
Comment prioriser les risques psychosociaux après leur identification?
Une fois les risques identifiés, l’organisation doit déterminer quels risques doivent être traités en priorité. Par conséquent, elle peut concentrer ses efforts sur les situations les plus critiques. Dans la gestion des risques traditionnels, on utilise souvent des critères comme la fréquence et la gravité. Toutefois, l’évaluation des risques psychosociaux (RPS) peut être plus complexe.
Par exemple, certaines situations comme le harcèlement psychologique peuvent être peu fréquentes, difficiles à signaler et avoir des impacts très variables selon les personnes. Dans ces conditions, une évaluation basée uniquement sur la fréquence peut sous-estimer l’importance du risque.
D’autre part, la gravité d’une même situation à risque peut avoir des impacts très variables selon les personnes et évoluer dans le temps. Par conséquent, la priorisation des risques psychosociaux (RPS) au travail ne peut pas reposer uniquement sur la fréquence et la gravité, comme c’est le cas pour les risques physiques.
De ce fait, l’INSPQ, tout comme l’INRS, recommande plutôt une approche basée sur le niveau de risque, à l’aide d’une échelle à quatre niveaux. Toutefois, prioriser les interventions à partir d’une seule variable quantitative comporte des limites. C’est pourquoi, la priorisation doit donc s’appuyer sur une approche plus globale, qui tient compte notamment des éléments suivants:
- Du contexte organisationnel
- Des perceptions des travailleurs
- Des impacts potentiels à long terme
- Du nombre de personnes pouvant être touchées.
- Des mesures préventives déjà en place
- De l’efficacité et du niveau d’effort des actions préventive à déployer
Dans cette optique, nous avons développé un système de priorisation novateur qui vous permet d’ordonner vos priorités de manière plus objective. Cette méthode vous aide à agir sur les actions les plus importantes afin d’obtenir des résultats rapides, tout en améliorant votre efficacité et votre efficience. En effet, une bonne analyse permet de prévenir les risques psychosociaux (RPS) en entreprise avant qu’ils n’affectent la santé des travailleurs.
Pour plusieurs organisations, cette étape peut s’avérer complexe. C’est pourquoi certaines entreprises choisissent de recourir à un service-conseil en gestion des risques psychosociaux, afin d’obtenir un diagnostic structuré et des recommandations adaptées à leur réalité organisationnelle.
Comment mettre en place des mesures correctives et préventives?
Une fois les priorités établies, l’entreprise doit mettre en place des mesures visant à réduire ou éliminer les risques identifiés.
Les interventions peuvent être de deux types:
Mesures préventives
Elles visent à agir avant l’apparition d’un problème ou de symptômes, en réduisant les facteurs de risques présents dans l’organisation. Dans la majorité des cas, les actions organisationnelles sont souvent les plus efficaces pour prévenir les risques psychosociaux (RPS)en entreprise.
Mesures correctives
Elles sont mises en place lorsqu’une situation problématique est identifiée, afin de corriger la situation et éviter qu’elle ne se reproduise.
L’objectif est d’agir à la fois sur les causes des risques psychosociaux et sur leurs conséquences, afin d’améliorer durablement le milieu de travail.
Dans plusieurs cas, les organisations mettent en place des formations sur la prévention des risques psychosociaux afin de développer les compétences des gestionnaires et améliorer les pratiques organisationnelles.
Quels sont les trois niveaux de prévention et les cibles d’interventions?
Contrairement aux risques physiques, la hiérarchisation des mesures n’est pas toujours applicable pour les RPS. On parle plus tôt de types de mesures préventives et de cibles d’action.
Types de mesures préventive:
Prévention primaire
Les mesures primaires sont en amont du risque de la maladie, pour éviter l’apparition de la maladie en agissant sur ses causes.
Par exemple :
- Consultation des travailleurs dans la prise de décisions
- Valorisation des efforts.
Prévention secondaire
Les mesures secondaires sont mises en place à un stade précoce de la maladie à laquelle la prise en charge des individus peut intervenir efficacement)
En effet, cela peut inclure :
- Des formations sur la gestion du stress
- Des activités de sensibilisation
Prévention tertiaire
Les mesures tertiaires permettent de diminuer les récidives, les incapacités et limiter les complications et les séquelles d’une maladie
Par exemple:
- Programme d’aide aux employés
- Soutien psychologique
- Accompagnement lors du retour au travail.
En pratique, une approche efficace combine généralement ces trois niveaux de prévention.
Toutefois, il est clair que les mesures primaires demeurent les plus efficaces et devraient être privilégiées.
En ce qui concerne les cibles, on retrouve:
- L’organisation
- Les gestionnaires
- Les équipes
- Les travailleurs « concernés »
Plus nous agissons en amont des travailleurs, plus les mesures risquent d’être efficaces et de protéger le plus grand nombre de travailleurs dans une variété de situations.
Comment assurer le suivi et l’amélioration continue?
La prise en charge des risques psychosociaux ne doit pas être un exercice ponctuel.
Après la mise en place des mesures correctives, l’organisation doit assurer un suivi régulier afin d’évaluer leur efficacité.
Un plan d’action efficace devrait inclure:
- Des objectifs clairs, mesurables et réalistes
- Des indicateurs de suivi
- Des actions à réaliser
- Un responsable désigné
- Un échéancier
- Les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les actions.
Cette démarche permet d’ajuster les interventions et d’assurer une amélioration continue du milieu de travail.
Quelle est l’importance de la communication et de l’engagement de la direction?
La réussite d’une démarche de prise en charge des risques psychosociaux repose également sur l’engagement de la direction et une communication claire dans l’organisation.
Un plan de communication efficace devrait notamment inclure:
- Un engagement visible de la direction
- Un plan d’action initial et mis à jour
- Une communication régulière et bidirectionnelle
- Des moyens de communication diversifiés et adaptés
Une telle approche contribue à développer une culture de santé et sécurité qui inclut la santé psychologique.
Besoin d’accompagnement dans vos démarches?
La mise en place d’une démarche de prévention des risques psychosociaux peut représenter un défi pour plusieurs organisations. Identifier les risques, analyser la situation, mettre en place des mesures efficaces et assurer le suivi demande souvent du temps, des ressources et une expertise spécifique. De plus, la méthodologie est passablement différente de celles dont nous sommes habitués pour les risque physique.
Chez Santinel, nous accompagnons les organisations dans la prise en charge des risques psychosociaux grâce à une approche adaptée à leur réalité. De plus, nos services permettent aux employeurs de structurer efficacement leur démarche de prévention:
- Des formations pour vos gestionnaires et travailleurs
- Du service-conseil pour soutenir les employeurs dans l’identification, l’analyse et la gestion des RPS
- Des systèmes de sondage scientifiquement validé
- Un accompagnement complet pour structurer et mettre en place une démarche de prévention conforme aux exigences de la LMRSST.
Enfin, pour en savoir plus sur les solutions offertes par Santinel, consultez notre site web!